“African washing”  une mode africaine éthique et éco-responsabilité
Hervens

“African washing” une mode africaine éthique et éco-responsabilité

Peut-on associer les termes éthique et mode ? Est-il légitime d’aborder une réflexion sur une mode éthique et écoresponsable en Afrique? Le marché africain est-il prêt à vivre au quotidien cette nouvelle norme dans le choix des vêtements qu’il porte ?

Le caractère éthique dans la fait référence à un ensemble de caractéristiques et d’aspects comme le recyclage, la réduction des produits toxiques, le développement du textile bio, la maltraitance animale (croco, fourrures …), la discrimination, le traitement du personnel, le slow fashion, le RSE. La responsabilité sociale, beaucoup utilisé par les entreprises a finalement rejoins le secteur de la mode.

           Un marché en pleine mutation

 Notre société est en pleine transition. Face aux questions liées à la justice sociale au développement économique et surtout aux nombreux défis environnementaux, une nouvelle donne s’impose dans le souci le milieu économique et de cultiver un monde plus équitable et éthique.  Par ailleurs, l’industrie du textile est le deuxième pollueur. Conséquemment, le marché de la mode connait également un bouleversement et tend à se conformer à la nouvelle norme mondiale.

Une mode africaine à l’essence éthique

Dans un article sur la mode éco-responsable Jeune Afrique parle de « l’African washing » pour évoquer le fait que l’on considère tout ce qui est fabriqué en Afrique comme étant éthique : « la mention « fabriqué en Afrique » apparaît sur le marché de l’habillement comme le nouveau garant d’une mode éthique, respectueuse des savoir-faire ancestraux et des conditions de travail. » Jeune Afrique.  En effet, c’est en cela que la mode africaine  doit son succès sur le marché international – sa qualité, son caractère ethnique et surtout à son aspect éthique. Les caractéristiques essentielles comme les matériaux de travail, (thretera, la paille, le coton, les matières végétales), les procédés de production (artisanat locale), les conditions de travail (toutes pièces confectionnées avec passion et amour) dénote du caractère éthique du vestimentaire africain.

Une nouvelle génération de créateurs éthiques

Même si cette caractéristique de vente est plus utilisée pour la vente au niveau international, nous assistons à l’émergence de designers africains qui entendent faire de l’aspect éthique un argument de vente au niveau local. Leurs approche : des pièces Streets wear pour la génération Y, des collections ethniques plus classiques aux coupes modernes et minimalistes. Ils adoptent une démarche très responsable. On passe pour certains du « made in » au « made by » pour mettre en valeur les artisans et leur savoir-faire. Comme exemple nous avons  Fenel du Burkina Faso, Inaden d’Ethiopie; D’autres vont mettre en exergue la protection de l’environnement en faisant du recyclage. Nous avons Hervens, une marque béninoise que j’ai découverte récemment et qui fait le recyclage de fripes. Au Burkina Faso, Francois Ier promeut le bio et le savoir-faire local, en confectionnant des pièces 100% coton bio, travaillées par des artisans locaux.

Des normes et des valeurs encadrent le secteur de la mode. Des valeurs qui aujourd’hui, sont devenues une tendance et se présentent comme un argument incontournable de vente. La question est de savoir si le consommateur africain et burkinabé en particulier est prêt à suivre cette nouvelle tendance.

« Parce que la mode exprime qui nous sommes, choisissez des pièces qui VOUS ressemblent. » Inaden


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