Mannequinat burkinabè: les models de demain!!

Mannequinat burkinabè: les models de demain!!


Mannequinat burkinabè: les models de demain!!

Aah le monde du mannequinat… Monde de paillettes, de luxe, de champagne, monde d’illusions et de déceptions, de vices et de que sais-je encore. Quoi qu’on dise, c’est un monde que j’adore; bien-sûr je l’adore et je le crains…

Aujourd’hui je vais aborder deux aspects spécifiques de ce univers lourdement controversé: l’état des lieux du mannequinat burkinabè et les tops modèles de demain.

Le mannequin ou modèle, répond à un besoin d’esthétique, de communication, d’identification destiné à un public bien spécifique. Généralement ce sont spécifiquement les individus qui font les podiums (défilé de mode) ou les modèles photos qui sont considérés comme des mannequins. Cependant tout individu qui a donné son image à des fins publicitaires ( visuel ou audiovisuel) de manières professionnelle ou temporaire, peu être considéré comme mannequin ou modèle.

Il ya également plusieurs types de mannequins : les mannequins hautes coutures, très difficile d’accès, les tops modèles, les mannequins lingeries, les mannequins photos et les mannequins détails. Ce dernier est le moins connu de tous. Le mannequin détails font les shooting photos pour les détails du corps : les mains, les pieds, les oreilles. Ce type de mannequinat demande un soin très particulier de son corps, et surtout des détails du corps que l’on souhaite vendre.

Au Burkina Faso, le monde du mannequinat est en pleine expansion. De plus en plus d’agences spécialisées voient le jour donnant un espoir de changement et de professionnalisation. Nous avons l’agence BCBG Productions International, MEA, Intégral Fashion, Black Élégance qui essaient tant que mal à se fregner un chemin.

Les tops de demain

Féminin

Alors, je me suis glissée dans les coulisses de bon nombre de défilés et de podiums pour détecter des tops que je pense pourront porter haut le Burkina à l’international. Pour moi, un bon mannequin ce n’est pas seulement les 1.80, être svelte, ce n’est pas uniquement le savoir paraître, il faut également le savoir être: le respect, l’humilité et l’écoute. Alors j’ai déniché des mannequins qui pour moi feront les grands podiums, s’il ya un sérieux travail.

TRAORÉ Cherifa Astride Xaviera,

Jeune étudiante de 19ans en Bachelor or Business Administration, elle est mannequin depuis un an maintenant.
<< J’ai essayé le mannequinat parce que j’ai une belle taille que je devais choisir d’exploiter soit dans le sport ou dans la mode… >>.
En 1 an, elle estime avoir fait une vingtaine de défilés.

Lorsque je fais référence aux propositions indécentes souvent faites aux mannquins, Cherifa est catégorique : << je pense qu’on a chacun sa mentalité, son éducation donc nous ne réagissons pas de la même manière face à certaines propositions. C’est triste que l’on généralise certains comportements mais en effet ce sont des choses qui existe constamment dans ce domaine, malheureusement. Et c’est la raison pour laquelle il faut savoir se faire prévaloir, se battre et avoir du caractère pour avancer sans tomber dans de tels bassaisses >>.
Elle explique que le mannequinat burkinabé est encore très embryonnaire comparer à nos pays voisin. Le mannequinat burkinabé fait face à de multiples obstacles, << c’est pour sa qu’ici c’est mieux d’en faire sa passion que son métier >>.

Cherifa Traoré, mannequin 226

Inès PARRÉ

<< J’ai commencé à défiler très depuis l’enfance, lors de compétitions inter-établissements >>.

A l’âge de 18 ans Ines a fait son premier défilé professionnel, precisement en février 2018. Aujourd’hui elle couvre au total cinq podiums de manière professionnelle.

Le mode est un mode de vices et de désillusions : << Plusieurs filles ont été courbées par des managers d’agences et de stylistes, et maintenant. Elles sont maintenant mal à l’aise avec les autres parce que ça éclaté au grand jour. J’ai personnellement été face une proposition de ce genre lors d’une compétition, dont je vais faire le nom. Et bien évidemment j’ai décliné >> Le mannequinat burkinabé est très difficile, il faut donc se faire remarquer par son travail et << j’espère vraiment faire une excellente carrière dans le domaine >>.

Estelle Ange Yasmine SILGHA

Etudiante en communication, c’est la passion pour la mode qui l’a amenée au mannequinat.
<< J’avais 19 ans quand j’ai eu mon tout premier défilé de mode et c’était à l’occasion d’un dîner gala donné pour la Saint Valentin >>. Après cette première expérience, elle c’était retirée du milieu << par peur >> dit-elle. Et ce n’est qu’en 2017 qu’elle a osé se relancer avec son premier grand défilé à Bobo Fashion week 2017. Ce fut le début de sa carrière professionnelle. Aujourd’hui elle a participé à une dizaine d’événements.

<< Il faut rester soi même, avoir du temps pour ses proches et soigner son image, tout est question de personnalité et d’organisation mais j’avoue que c’est souvent difficile >>. Faisant le lien entre la vie sociale et le mannequinat.

Le mannequinat Burkinabé est très jeune, mais de plus en plus, des agences se créent, des gens sont formés, tous les acteurs de la mode essaient de travailler de façon professionnelle, d’organiser des rencontres pour améliorer le secteur et d’inclure des défilés de mode aux événements déjà existant. Avec le temps, les efforts fournis porteront leurs fruits.

Masculin

Franck Oscar Sou

Le mannequinat fait partie de ses plus grandes passions depuis un bon moment. Faire les plus grands *T* nationaux et internationaux, être dans les magazines et tout ce que ça englobe, c’est ce qui l’inspire et lui a conduit au mannequinat. Au jour d’aujourd’hui, il a fais une dizaine de plateaux sur le plan national.

<< Oh j’avoue que c’est pas simple d’allier le mannequinat à ma vie sociale. Il y’a des couples qui n’y résistent malheureusement; Il y’a également des parents qui sont farouchement contre >>.
j’ai pour habitude de dire *chacun sait ce qu’il est venu chercher dans ce milieu* , mais le mannequinat est un métier noble croyez moi; C’est un autre monde, mais génial.
Pour lui, depuis quelques années, le metier est en plein essor avec les événements comme Folie de mode, Ouaga et Bobo fashion week, le SIPAO, le SIAO entre autres. << Il y’a de l’évolution de jour en jour dans le métier >>.

Thimotee SEREME

La passion de la mode, l’élégance des tenues, les poses, la demarche, ce sont entre autres, ces choses qui l’ont poussé au mannequinat. Il était fasciné par le metier de mannequin en général. Et donc, Il eu son premier défilé à l’âge de 18ans. Après cela il a participé à bon nombre de défilés comme le Fafel Ouaga, Ouaga Fashion week, Melomode à Lomé, le FIMAA festival international de la mode africaine et antillaise à Lomé entre autre.

<< Le métier est bien trop dénigrer. Ce qui fais qu’on est perçu comme gays ou prostitué. Ce qui est sûr c’est que d’autres n’ont pas la passion du métier, mais viennent juste pour frimer. Je pense que c’est ce qui les amènent à s’adonner aux courbettes. Apres les évènements, je recois effectivement, des propositions indécentes venant de tous genres, hommes ou femmes, cependant je sais ce que je suis venu chercher dans ce milieu. >>

Il y a beaucoup à faire pour rehausser notre niveau au plan national et international.

La liste est loin d’être exhaustive. Le mannequinat burkinabé est en pleine expansion, avec de plus en plus de vocations et de talents.
Les acteurs de l’industrie doivent s’assurer de véhiculer une image positive du mannequinat burkinabè afin de permettre aux profanes de saisir l’importance du métier de la mode.

J’espère que vous avez apprécié. Apportez vos suggestions en commentaire.

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Bisous bisous…

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